Célestite

L'étude chimique a été faite par Martin Heinrich Klaproth en 1797, mais la célestine fut seulement décrite et dénommée par Abraham Gottlob Werner l'année suivante en 1798. Le nom est inspiré du latin coelestis ou caelestis = céleste, c'est-dire-dire bleu blanc en allusion à la couleur de ses premiers échantillons. La genèse primaire semble hydrothermale. La célestine est présente dans les cavités des roches volcaniques, remplies plus tardivement par des solutions hydrothermales de sulfate de strontium. Elle forme ainsi, tout en restant parfois très pure, des associations courantes avec le soufre bien connue en Sicile, parfois même avec le soufre et le gypse. L'origine de la célestine piégée en géode, contenant divers autres minéralisations comme le soufre, la baryte, la fluorine... est la même. La célestine se retrouve en filon en association avec la galène, la blende et autres sulfures. Elle pourrait résulter d'une facile oxydation du sulfure de strontium. Plus fréquemment, elle reste un minéral disséminé dans les roches sédimentaires, elle est fréquente dans les calcaires, les dolomies et les grès. Elle est alors parfois observable en cristaux sur calcite, aragonite ou dolomite. Elle apparaît aussi en géodes et en nodules, dans des formations sédimentaires. Elle est surtout typique et abondante dans les dépôts d'évaporites, provenant de la précipitation et de l'assèchement d'eaux saumâtres ou marines concentrées. Même si ce n'est pas un constituant majeur des dépôts d'évaporites, elle peut former des lits ou bancs de 3 à 6 mètres d'épaisseur. Toutefois, elle est le plus souvent associée avec l'anhydrite, le gypse et différents chlorures alcalins comme la halite, la sylvine... La célestine est le seul minéral extrait pour la production de sels de strontium, utilisés dans l'industrie sucrière pour l'enrichissement des mélasses ou le raffinage du sucre de betteraves. Les sels de strontium servent aussi en pyrotechnie, pour la production de feux artificiels (couleur rouge). L'élément Sr colore en rouge carmin les feux d'artifices, les feux de signal de détresse, voire les balles traçantes en rouge carmin. Ils entrent aussi dans la fabrication de colorants, de batteries électriques, mais de verres indescents spéciaux et d'émaux et de céramiques, de divers caoutchoucs et de peintures. La célestine et la strontianite sont les principaux minerais de l'élément chimique strontium.

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