Lapis-lazuli

Le lapis-lazuli est une roche métamorphique, contenant des silicates du groupe des feldspathoïdes. Elle est surtout connue comme pierre ornementale, opaque, de couleur bleue, entre l’azur et l’outremer. Son utilisation est très ancienne, remontant à 7 000 ans. Le nom dérive du latin lapis, qui signifie pierre, et de lazuli qui signifie azur et qui vient lui-même du persan, lâdjaward, lui-même du sanskrit raja varta, qui veut dire portion de roi (raja : roi, varta : portion). À l'époque des dynasties archaïques sumériennes, on constate un fort usage du lapis-lazuli auquel on attribuait des vertus apotropaïques. Dès la fin de la période d'Obeïd (6500-3750 av J.C.), son utilisation est attestée sur le site de Tepe Gawra puis s'étendit progressivement et s'intensifia au début du IIIe millénaire avant notre ère. D'ailleurs, le nom de la roche "lapis-lazuli" est cité à plusieurs reprises dans l'Épopée de Gilgamesh, récit légendaire de Mésopotamie. Les sumériens associaient le bleu du lapis-lazuli à la voûte céleste faisant de "la pierre des pierres" un don du ciel et lui rendaient un véritable culte. 23kg de lapis brut ont ainsi été retrouvés dans le palais syrien d'Ebla, ainsi que des centaines d'objets (bijoux, amulettes, incrustations, sceaux-cylindres...) dans les tombes d'Ur de même qu'à Mari ou à Kish (Iran) puis dans l'ensemble du Proche-Orient. L'Égypte en a également fait un très grand usage. Les mines principales du lapis-lazuli utilisées dans l'ensemble du Proche-Orient se situent en Afghanistan septentrional, à Badakshan bien qu'il y eut toutefois d'autres gisements dont on ne sait s'ils étaient alors exploités (au Bélouchistan par exemple). Dans l’Antiquité, on confondait lapis-lazuli et saphir. Ainsi, Pline parle de saphir avec des taches dorées. On trouve des références similaires dans la Bible. Pendant l’époque romaine, le lapis avait la réputation d’être un aphrodisiaque. Au Moyen Âge, on lui attribuait d’autres vertus médicinales : bon pour la robustesse des membres, et prévenant l’esprit de la peur, du doute et de l’envie. On le buvait broyé, mélangé à du lait. Le principal gisement est situé en Afghanistan, au Badakhshan. Ceux du Chili, à Ovalle, fournissent une pierre plus pâle. On en trouve également en Russie, dans la région du lac Baïkal et en Sibérie. D’autres pays en fournissent en quantité moindre : Angola, Birmanie, Pakistan, États-Unis (Colorado et Californie), Canada.

 

Le lapis-lazuli est constitué principalement de lazurite (25 à 40 %), minéral composé de sodium, aluminium, silicium, oxygène et soufre. Il contient généralement aussi de la calcite (blanche), de la sodalite (bleue) et de la pyrite (jaune). On le trouve souvent dans le calcaire, où il se transforme par métamorphisme de contact. Les lapis de valeur ont une couleur bleue intense, parsemée d’éclats jaunes de pyrite. Si ces derniers sont trop nombreux, ou si la pierre contient des veines de calcite blanche, alors elle perd de sa valeur. C'est notamment le cas de celui qui vient de Russie. Le plus beau vient d'Orient (Afghanistan). Le lapis peut être parfaitement poli et il est largement utilisé en joaillerie. On s’en sert également pour fabriquer des mosaïques, des sculptures et divers ornements. Broyé en fine poudre, il a longtemps servi de pigment bleu pour la peinture, à fresque tout d'abord (temples troglodytes de Bâmiyân en Afghanistan, fresques des grottes de Kizil au Turkestan chinois et en Inde). Le lapis en poudre était aussi utilisé dans les miniatures persanes aux XIIIe et XIVe siècles. Le pigment outremer, extrait du lapis-lazuli, fut lui utilisé à partir du XIIe siècle, dans des miniatures (manuscrits de l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre et de l'abbaye de Fécamp). Raffiné, il devient très colorant et peut se contenter de qualités inférieures. Il est alors largement utilisé en peinture, à tempera puis en peinture à l’huile. Il est importé de Venise, d'où une utilisation régulière par les peintres italiens, notamment ceux des XIVe et XVe siècles. Il aurait servi à peindre le ciel sur le plafond de la chapelle Sixtine, les fresques des chapelles St Martial et St Jean du Palais des Papes en Avignon ainsi que les ornements des palais nasrides de Grenade en Espagne musulmane. Il était alors très coûteux (plus cher que l'or à certaines époques). Les peintres l'utilisaient donc en couche finale, sur un fond bleu moins onéreux (indigo, azurite). Dès l'apparition de l'outremer artificiel en 1828, l'outremer véritable tomba en désuétude.

 

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